Un chiffre, brut, qui claque : la rénovation électrique d’une maison en France oscille la plupart du temps entre 90 et 150 euros du mètre carré. Derrière cette moyenne, la réalité se montre bien plus nuancée : tout dépend de la surface à traiter, de l’âge du bâti et surtout du niveau de modernisation souhaité.
Des aides peuvent alléger la facture, à condition de remplir les bons critères. Mais l’écart de prix d’une région à l’autre, d’un artisan à l’autre, ou selon le type de maison brouille rapidement les pistes. Sans oublier ces dépenses qui s’invitent en pleine rénovation, au détour d’un diagnostic ou quand il faut déposer une ancienne installation.
Comprendre le budget d’une rénovation électrique : fourchettes de prix et principaux postes de dépense
Pour estimer le budget rénovation électrique, il faut détailler chaque poste. Sur un chantier intégral, on reste généralement dans la fourchette de 90 à 150 € par mètre carré, main d’œuvre et matériel compris, pour une habitation standard. Décomposer les coûts aide à y voir plus clair et à cibler les éléments essentiels de l’installation électrique.
Voici les postes qui pèsent le plus dans la balance :
- Tableau électrique : remplacer le tableau constitue généralement le premier chantier. Selon la complexité du réseau ou les besoins de gestion connectée, il faut compter entre 500 et 1 500 €. Installation de disjoncteur différentiel, ajout de sécurité, options domotiques : tout joue sur la facture.
- Circuit électrique et câblages : refaire ou créer des circuits demande entre 35 et 50 € du mètre carré, en incluant gaines et raccordements.
- Prises et interrupteurs : comptez 50 à 80 € par point, pose et matériel compris, pour ajouter, remplacer ou moderniser les équipements de commande.
- Mise à la terre et sécurité : rendre la terre conforme coûte fréquemment autour de 500 €, mais ce tarif varie selon le terrain et la configuration de la maison.
Un électricien peut fournir des devis gratuits, indispensables pour ajuster le budget à la réalité de votre habitation. Car chaque chantier a ses spécificités : âge du bâtiment, accès aux gaines, présence d’amiante ou de cloisons anciennes. Le choix du matériel et la complexité du réseau peuvent aussi faire bouger l’addition finale.
Quels critères font varier le coût selon le type de maison et l’état de l’installation ?
Aucun prix rénovation électrique ne vaut pour tout le monde. Chaque maison impose ses propres règles, dictées par son histoire et sa structure. Dans un pavillon récent, il s’agit souvent de compléter ou d’actualiser certains points : ajouter quelques prises, mettre à jour des circuits, s’aligner sur les normes actuelles. Mais dans une bâtisse ancienne, tout peut changer : refaire l’intégralité du réseau, remplacer le tableau, sécuriser tous les circuits. On repart parfois de zéro.
La surface du logement influence directement le budget, mais la configuration intérieure et l’accessibilité aux gaines compliquent chaque devis. Quand les câbles sont noyés dans les cloisons ou qu’il n’existe pas de gaine technique logement, le chantier se corse et les coûts augmentent.
Les deux principaux cas de figure se rencontrent souvent :
- Pour une rénovation électrique partielle, typiquement dans une extension ou une pièce refaite,, l’effort et la dépense se concentrent sur une zone précise.
- À l’inverse, un projet de rénovation électrique intégral implique de retirer l’ancien câblage, installer un nouveau tableau, mettre l’ensemble aux normes.
L’état de l’installation électrique guide aussi l’ampleur des travaux. Présence ou absence de terre, conformité du tableau, fiabilité des protections : chaque diagnostic révèle ses défis. Pour éviter les surprises, mieux vaut comparer des devis, et privilégier ceux qui sont gratuits pour affiner l’estimation. Car une visite sur place réserve parfois son lot d’imprévus.
Étapes clés pour planifier sereinement votre projet et maîtriser votre investissement
Un projet rénovation électrique se prépare avec méthode. Tout commence par un état des lieux rigoureux : faites effectuer un diagnostic complet pour repérer les points faibles, les non-conformités et les circuits à reprendre. Ce bilan structure la suite de la démarche.
Demandez plusieurs devis gratuits à des artisans qualifiés, si possible certifiés Nf. Étudiez en détail chaque poste : main d’œuvre, équipement, conformité du tableau électrique, remplacement des disjoncteurs différentiels, mise à la terre. Les différences de prix reflètent souvent la qualité du matériel, de l’accompagnement et la transparence de l’offre.
Quelques points de vigilance valent le détour :
- Prévoyez une réserve pour les imprévus. Une gaine à remplacer, une terre manquante ou une absence de conformité sont fréquents dans l’ancien.
- Discutez avec l’électricien pour projet des solutions adaptées à votre vie quotidienne : domotique, anticipation des évolutions, organisation des circuits.
Pensez à vérifier si la tva réduite s’applique à vos travaux dans l’ancien et renseignez-vous sur la nécessité d’une attestation Conuel pour valider la conformité. Chaque étape, du diagnostic jusqu’à la réception du chantier, conditionne la qualité de la rénovation et la maîtrise du budget rénovation électrique.
Au bout du compte, la rénovation électrique s’apparente à une course d’endurance, où chaque choix technique pèse sur la sérénité et la sécurité du foyer. Anticiper, comparer, questionner : voilà le vrai levier pour transformer un chantier complexe en investissement durable.


